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2005年01月05日

仏「ル・モンド」紙に枚方の取り組み掲載

日本の都市が戦争参加拒否のために集結
 ル・モンド紙2004年12月21日
 東京特派員

 日本政府が、その厳正に防衛のみに徹するその安全保障政策から遠ざかり、その軍備を強化した時、各市町村は戦争の場合に「非武装(無防備) 都市」宣言することを要求し、戦争参加拒否の権利を主張した。 これは大阪近郊の都市、 枚方市(人口40万)のうち1万8000人が地方議会に対し、議会で彼らの主張を論議するよう要求する請願書に署名し、議会は12月9日から開会している。もし市議会が「非戦闘地域」宣言を可決すると、枚方市は、全体として「良心的兵役忌避」を宣言する日本で最初の市になる。
 「無防備地域宣言」運動は、三月に始まり、約40の市町村が結集し、そのうちのひとつの東京の区の住民が請願書のキャンペーンを始め、そして全国的なネットワークを作った。この新しい形の反戦運動は、社会民主主義者と、共産主義者に支持された。中道派の公明党と、野党第一党の民主党は、しり込みしている。与党第一党の自民党は、この運動を無視している。日本軍の駐留延長の決議は、小泉純一郎総理大臣の支持率を激しく下げた。このキャンペーンは広がって行くであろう。
請願人は、日本が批准している1949年の、武力衝突犠牲者保護のジュネーブ協定と、1977年の議定書を準拠している。「無防備地域」に関する協定の59条では、交戦者は無防備地域を攻撃する権利を持たないと規定されている。運動の先導者の一人松本健男(マツモトタケオ)氏は「われわれの目標はシンプルだ。」と述べる。 「日本は国際問題を解決する方法として戦争を放棄すると規定している憲法9条を捨てようとしている。市民として、私たちは戦争協力を拒否し、戦争が始まる前にわれわれの要求を通さなければならない。」
 力のない意見への逆流が、日本では優勢である。多くの日本人は、イラクへ自国軍を派遣延長することに反対ではあるが、しかしほとんど自分たちの意見を述べることはない。"「私たちは私たち自身が各々の意見を要求しなければならない。そして、われわれの市町村にわれわれの声を引き継がせなければならない」と、40年間にわたり労働組合運動、水俣公害の被害者、そして被差別者を弁護してきた人権問題専門家のその弁護士は続けた。
 大阪のベッドタウン枚方市は、かつて日本三番目の都市の「赤い地帯」の一部であった。つまり、共産主義者と社会主義者によって占められた都市は、活動的な都市の過去があったのだ。1982年、枚方市は「平和、非核都市」宣言をした。住民の自覚ある意識に、市長の中司 宏(ナカツカサヒロシ)は地方自治の法律に基づき、請願人の運動を承認しがたいと表明し、身を隠した。
 大阪では、6万人の署名にもかかわらず、市議会は類似の請願書を否決した。議論の向こうには、この要求の法的受理可能性について、「無防備都市」運動は、細分化した、一部の市民運動のひとつの表れであり、そして、多くはメディアから無視されている。ネットワークの分布はそれでも、深く日本の民主主義に作用し、政治権力は徐々に考慮しなければならなくなるだろう。

フィリップ・ポン


Des villes japonaises se mobilisent pour refuser de participer à la guerre
LE MONDE | 21.12.04
Tokyo de notre correspondant

Alors que le gouvernement japonais renforce sa stature militaire en s'écartant de la position strictement défensive de la politique de sécu-rité qui fut la sienne, des municipalités entendent se proclamer "villes ouvertes" en cas de conflit et revendiquer le droit de refuser de participer à une guerre. C'est le cas de Hirakata (400 000 habitants) dans la banlieue d'Osaka dont 18 000 habitants ont déposé une pétition auprès de l'assemblée locale, demandant qu'elle ouvre un débat sur leur demande. Celui-ci a commencé le 9 décembre. Si le conseil municipal vote une déclaration de "non-belligérance", Hirakata sera la première municipalité du Japon à se proclamer collectivement "objecteur de conscience".
Le mouvement en faveur "de déclarations de zones de non-défense", lancé en mars, regroupe une quarantaine de municipalités parmi lesquelles un arrondissement de Tokyo dont les habitants ont lancé des campagnes de pétition et ont constitué un réseau national. Cette nouvelle forme de mouvement antiguerre est soutenue par les sociaux-démocrates et les communistes ; le parti centriste Komei et la première formation d'opposition, le Parti démocrate, sont hésitants ; quant à la majorité libérale-démocrate, elle le dédaigne. Alors que la décision de maintenir les troupes japonaises en Irak a fait brutalement chuter la popularité du premier ministre, Junichiro Koizumi, cette campagne pourrait s'étendre.
Les pétitionnaires se réfèrent à la Convention de Genève de 1949 sur la protection des victimes des conflits armés et à son protocole de juin 1977, qui ont été ratifiés par le Japon. Dans son article 59 de la Convention sur les "localités non défendues", il est stipulé que les belligérants n'ont pas le droit d'attaquer celles qui ont fait savoir qu'elles ne se défendraient pas. "Notre objectif est simple" explique maître Takeo Matsumoto, l'un des initiateurs du mouvement : "Le Japon est en train de renier l'article 9 de sa Constitution par lequel il renonce à la guerre comme moyen de régler les différents internationaux. Or, en tant que citoyens, nous refusons de collaborer à une guerre et nous entendons le faire savoir avant qu'elle ne soit déclenchée."
A contre-courant du consensus mou qui prévaut dans l'Archipel - la majorité des Japonais sont hostiles au maintien de leurs troupes en Irak mais ne manifestent guère leur opposition -, "nous devons nous faire entendre individuellement et forcer nos municipalités à relayer nos voix", poursuit cet avocat des droits de l'homme qui depuis quarante ans a défendu des syndicalistes, les victimes du drame de la pollution à Minamata et les minorités discriminées.
Hirakata, cité dortoir d'Osaka, qui a fait partie autrefois de la "ceinture rouge" de la troisième ville du Japon, c'est-à-dire des municipalités dominées par les communistes et les socialistes, a un passé de ville militante : en 1982, elle s'est déclarée "ville pacifique et non nucléaire". Conscient de l'état d'esprit de ses habitants, le maire, Hitoshi Nakatsukasa, se retranche derrière la législation sur l'autonomie locale pour déclarer irrecevable la démarche des pétitionnaires.
A Osaka, en dépit de 60 000 signatures, le conseil municipal a rejeté une pétition analogue. Au-delà du débat sur la recevabilité juridique de ces demandes, le mouvement des "villes ouvertes" est l'une des expressions d'un activisme citoyen, parcellaire, fragmenté, et le plus souvent ignoré des médias, dont les réseaux innervent néanmoins en profondeur la démocratie japonaise et que le pouvoir politique est progressivement contraint de prendre en compte.

Philippe Pons

投稿者 全国ネット : 20:03 | ニュース | トラックバック (0)

無防備地域宣言!をめざす集い

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     戦争をなくす!あなたの町から無防備地域宣言を!
          無防備地域宣言!をめざす集い
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 「無防備地域宣言運動」とは、国際法に基づき、町から戦争をなくす運動です。
 自治体とそこに生活する住民が、その地域から戦争とその火種をなくしていくため、平時から戦争不参加の意思を表明し、そのために地域の非軍事化に努め、戦争の危機が迫った場合には自治体が無防備地域を宣言して戦争から離脱し、あくまで政府の誤った戦争政策に隷従することなく、地域住民の生命・財産を戦禍から積極的に守る運動です。
 昨年4月に大阪市で取り組みが開始され、次の枚方市では住民の直接請求による条例案が総務委員会で審議されるまでに至っています。
 1月には東京の荒川区、神奈川の藤沢市でも住民の条例制定を求める直接請求署名が始まります。他の多くの地域でも準備が行われています。
 大阪市・枚方市の取り組みの成果を踏まえて、小泉政権による戦争体制づくりが強まるいま、この運動の意義をあらためて確認するとともに、条例制定の実現に向けて交流を行いたいと思います。
 是非、ご参加ください。

 ■日時 : 2005年1月10日(月・祝) 13時30分開場、14時開会
 ■場所 : 東京都南部労政会館 03-3495-4915
        (品川区大崎1-11-1 ゲートシティ大崎ウェストタワー2F)
 ■プログラム
   ・講演 : 澤野義一教授 (大阪経済法科大学・憲法学)
   ・報告 : 枚方市、荒川区、藤沢市など各地域から
 ■参加費 : 1000円

 ■主催 : 無防備地域宣言運動全国ネットワーク
   後援 : 無防備地域宣言をめざす荒川区民の会
        非戦のまち・くにたちの会
        戦争非協力・無防備地域条例をめざす藤沢の会
  連絡先 : 080-5054-6552 (國井)

投稿者 全国ネット : 17:44 | お知らせ | トラックバック (1)